Un cheval dompté n'a pas la vie belle. Une femme non plus.

À lire aussi de Jean-Jules Richard

On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
On commence à haïr. On hait l'obscurité. On hait les bouffées de puanteur venues des charognes et des rêves. On hait son propre instinct de prendre abri. On hait ses propres réflexes. On hait ceux qui marchent à côté, en avant, en arrière. On hait ceux qui commandent. On se hait soi-même
Parfois les lèvres prostituent les paroles.
Et après tout, on n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive
« Le défaut des Canadiens, c'est une qualité, c'est la complaisance ! » — C'est un des maîtres d'école qui parle. Il est bien instruit. — Je pense pas. Il est tout juste assez instruit pour rester ignorant. Écoute-le si tu veux, moi j'y crois pas, dit Gilles l'anarchiste. — La complaisance est une disposition à s'accommoder au plaisir et aux désirs des autres. C'est le désir de plaire par intérêt et en même temps la crainte de déplaire.
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Dans la même œuvre

Les femmes gouvernent le monde. Rien de nouveau même si de temps en temps on le fait savoir.
Pas de présent parce que ce que je viens de dire est déjà dans le passé et ce que je vais dire est dans l'avenir. Plusieurs fiers-pets ont essayé d'expliquer ça pour se faire remarquer
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions. Lui dire ce que j'en pense? Non.
Elle refuse grossièrement d'engraisser. J'ai beau lui dire que sans la graisse les phoques, les otaries et les autres animaux du pôle nord mourraient gelés. Une femme potelée en vaut deux. Cette femme flotte en quelque sorte sa vie sans péril. Elle ne coule pas comme une épave gorgée d'eau.